Jeudi, 23 Février 2012
   
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  • Niasse: « Si Wade ne renonce pas à sa candidature, il n’y aura pas de solution».
    Niasse: « Si Wade ne renonce pas à sa candidature, il n’y aura pas de solution».
    Moustapha Niasse, candidat de la coalition Bennoo Siggil Senegaal au terme de son entretien avec Obasanjo a d’abord jugé nécessaire de préciser la mission de ce dernier. «Ce qu’il faut préciser, c’est que la mission conduite par Olusegun Obasanjo est une mission conjointe Union Africaine (Ua)-Cedeao. C’est la raison pour laquelle, il y a le président Obasanjo lui-même, comme chef de mission, M. Edem Kojo, ancien Secrétaire général de l’Oua, ancien Premier ministre du Togo, et quelques autres hautes personnalités. Cette mission, le président Obasanjo l’a dite, hier à son arrivée à l’aéroport, n’est pas une mission de médiation, c’est une mission de paix. Une mission de paix dans un langage diplomatique est plus large que la mission de médiation. Elle est plus claire, elle est plus directe» a déclaré l’ancien Premier ministre. Revenant sur la rencontre, Niasse déclare: «Nous lui avons exposé la situation qui prévaut actuellement au Sénégal à savoir les dangers vers lesquels nous allons du fait de l’entêtement d’Abdoulaye Wade pour demander un troisième mandat au peuple Sénégalais. Nous avons expliqué clairement qu’il ne peut y avoir d’autres solutions que le retrait de la candidature d’Abdoulaye Wade, après la suite sera gérée par l’ensemble des partis concernés par la situation actuelle au Sénégal». Le candidat de Benno Siggil Senegaal reste convaincu que :« Si Wade ne renonce pas à sa candidature, il n’y aura pas de solution». Il a, par la même occasion invité Me Wade à s’appliquer les leçons qu’il avait servies à Obasanjo et à Kadhafi pour quitter le pouvoir.



  • Alioune Tine: « Aujourd’hui, les conditions pour que des élections transparentes, apaisées se tiennent au Sénégal, ne sont pas réunies»
    Alioune Tine: « Aujourd’hui, les conditions pour que des élections transparentes, apaisées se tiennent au Sénégal, ne sont pas réunies»
    Alioune Tine, coordonnateur du M23 en compagnie de Mamadou Lamine Diallo, Bara Tall et Cheikh Tidiane Dieng, a pour sa part déclaré que le chef de la mission d’observation d’électorale de l’Ua a pris bonne note de leurs préoccupations. « Nous avons l’impression qu’on a été entendu parce que nous avons dit qu’aujourd’hui les conditions pour que des élections transparentes, apaisées se tiennent au Sénégal, ne sont pas
    réunies pour le 26 février» a t-il indiqué. En faisant le compte-rendu de la rencontre M. Tine révèle que Obasanjo a dit « qu’il nous a entendus et chaque jour qu’on avance d’ici le 26 février, on va vers le précipice. Il va travailler à ce que personne ne sorte gagnant ni perdant et qu’en définitive que ce soit le Sénégal qui gagne ».



  • CE QUE OBASANJO A DIT AU M23 : «Chaque jour qu’on avance d’ici le 26 février, on va vers le précipice »
    CE QUE OBASANJO A DIT AU M23 : «Chaque jour qu’on avance d’ici le 26 février, on va vers le précipice »
    Alioune Tine a en outre, évoqué avec l’ancien président du Nigeria les conséquences que peuvent engendrer la validité de la candidature «inconstitutionnelle» de Me Wade. Mais aussi l’impossibilité de certains candidats à aller dans certains endroits du pays et la violente répression des forces de l’ordre sur les manifestants. «Nous avons également dénoncé les tortures qui ont entraîné la mort de beaucoup de gens, l’usage des balles et les traitements inhumains, cruels et dégradants. Certains candidats ont été les victimes, comme Cheikh Bamba Dièye, traîné par terre, le candidat Ibrahima Fall sur qui on a tiré à bout portant. S’il n’y avait pas ses gardes du corps, ça serait très grave».
    Le mouvement «Y en a marre » représenté par son coordonnateur, Fadel Barro, a expliqué à Obasanjo les motivations de leur combat et leur détermination pour le changement au soir du 26 février 2012.



  • ORGANISATION DE LA RECEPTION DES ADVERSAIRES GAMBIENS : Les clubs sénégalais confrontés à des problèmes de moyens
    La manche retour des Coupes d’Afrique des clubs s’annonce difficile pour les représentants sénégalais. En plus de la peine à trouver de la compétitivité pour les joueurs, les responsables de l’Uso et du Casa Sports évoquent le manque de moyens pour organiser les matches prévus les 3 et 4 mars prochain, à Dakar. «Nous avons un problème de moyens. A cause de cette trêve forcée, nous dépensons beaucoup d’argent en organisant des matches amicaux, en payant nos joueurs qui n’ont pas fait de compétitions. On organise également des regroupements et tout cela coûte très cher au club. Nous comptons beaucoup sur le soutien de la fédération, de la Ligue professionnelle, mais surtout sur le ministère des Sports pour que l’Uso et le Casa Sports, qui représentent le football sénégalais, puissent mettre tous les avantages de leur côté. Car cela est indispensable», a lancé le président de l’Uso Oumar Guèye Ndiaye. Faisant le détail des charges, le président ajoute : «Un match de Coupe d’Afrique coûte très cher. Rien que la prise en charge de l’équipe adverse, des officiels de la Caf et des arbitres nécessite beaucoup de moyens. Nous voulons que le ministère prenne en charge cela. Il faut aussi prendre en charge notre équipe qui rentre en regroupement, mercredi, dans un hôtel de la place. Et nous devons mettre nos joueurs dans les mêmes conditions de performance que notre adversaire. C’est pourquoi nous sollicitons le soutien de la fédération et de la Ligue pro. Un tour de Coupe d’Afrique coûte 10 millions au club. C’est vrai que nous avons reçu pour le match aller 1, 5 Cfa de la Fédération et un million de la Ligue. Mais cela ne suffit pas. Car le reste, il faut aller le chercher et cela est très difficile. Nous comptons sur la tutelle pour boucler ce budget afin de renforcer nos chances de qualification», implore le dirigeant ouakamois. Les mêmes difficultés financières empêchent aux responsables du Casa de dormir. «Comme l’Uso nous avons d’énormes problèmes de moyens. Je pense même que les Ouakamois sont mieux lotis que nous. Puisque nous sommes contraints d’aller jouer à Dakar alors que l’Uso est déjà sur place. Pire, notre adversaire de Gamtel va faire un trajet moins long que nous, qui devrons quitter Ziguinchor pour rallier Dakar. C’est la première difficulté. La deuxième difficulté est essentiellement financière. Il nous faut près de 6 millions pour la prise en charge de l’équipe adverse et 4 millions pour le Casa Sports sans compter les autres charges liées au séjour des arbitres, des officiels, etc. Donc, il nous faut un budget de près de 15 millions pour faire face à toutes ses dépenses. Et le Casa n’a pas ces moyens financiers. Nous pensons que le ministère des Sports va nous aider de même que la fédération et la Ligue pro», plaide Siaka Bodian, le secrétaire général du Casa Sports.



  • FOOT - PREPARATION DES MATCHES RETOURS COUPES D’AFRIQUE DES CLUBS : Un casse-tête pour Ouakam et le Casa Sports
    Avec la trêve forcée et le contexte électoral qui sévissent dans le pays, c’est la croix et la bannière que rencontrent l’Union sportive de Ouakam et le Casa Sports, les deux clubs sénégalais engagés en Coupes d’Afrique pour préparer la manche retour. Pour Oumar Guèye Ndiaye, le président de Ouakam qui a, pourtant, réalisé une bonne opération en allant battre Birkama en Gambie (1-0), c’est un véritable casse-tête.
    «Nous allons jouer le match retour, le 3 mars au stade Demba Diop, à 16 h 30. Mais je ne vous le cache pas c’est vraiment un casse-tête pour préparer le match retour pour nous. Car, depuis 45 jours on ne joue plus au Sénégal. Certes, il y a eu des tournois et des matches amicaux, mais rien ne vaut la compétition. Surtout quand tu dois participer à une Coupe d’Afrique. Et nous jouons contre une équipe de Birkama qui participe à des compétitions régulières depuis des mois. Elle joue bien au ballon et puis elle dispose d’installations. Je pense que par rapport à tout cela, les Gambiens ont un avantage sur nous. Même s’ils ont perdu la première manche chez eux», s’indigne Oumar Guèye Ndiaye.
    Pour essayer de combler le vide ; les responsables de l’Uso sont obligés d’organiser des matches amicaux afin de permettre à leurs joueurs d’avoir un peu de compétition avant le match retour. «Pour maintenir nos joueurs en forme, nous sommes obligés de concocter un programme pour jouer des matches amicaux. Nous comptons rencontrer l’As Douane, vendredi. Le lundi nous aurons la Renaissance ou l’As Pikine avant de rentrer en regroupement à partir de mercredi», renseigne le président du champion du Sénégal de Ligue 1. Du côté du Casa Sports, battu par Gamtel (1-0), lors de la première manche, la situation semble plus compliquée. «Nous sommes confrontés à un véritable problème pour préparer le match retour de la Coupe d’Afrique contre Gamtel. Car, il n’y a pas de compétitions au Sénégal. Nous avons souffert de cela, lors de la première manche que nous avons perdue à Banjul. Mais c’était moins grave car nous avons participé au tournoi de la Solidarité. Pour la seconde manche, ce sera très difficile. Non seulement il n’y a pas de championnat, mais il y a aussi les élections, dimanche prochain. Donc
    nous ne pouvons pas nous déplacer pour aller jouer des matches amicaux. Maintenant, nous nous contentons de jouer des matches à Ziguinchor avec des petits clubs de la place. Comme on dit, à défaut de ce que l’on veut on se contente de ce que l’on a. J’avoue que nous ne préparons pas le match retour dans les meilleures conditions», se désole Siaka Bodian, le secrétaire général du Casa Sports.